samedi 24 janvier 2015

Les Taillebres dans la guerre de 14-18


                    Les Taillebres(se) dans la guerre de 14-18.

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Berry au Bac,Cormicy et les environs.Septembre 2012

J’aurai donc visité ces parages pour la deuxième fois,en pèlerinage en quelque sorte, après une traversée du Chemin des Dames en voiture à la tombée de la nuit dans ce décor de collines et de fin du monde tout peuplé dans mon esprit de canonnades,de combats meurtriers,de cris effrayants et de  plaintes déchirantes.Les noms de sinistre mémoire défilent :Craonne ;Craonnelle,Pontavert,Moulin de Laffaux,plateau de Californie,la Caverne du dragon etc…Je ne pouvais que rouler le plus lentement possible.Ma compagne,agacée, ne prendra conscience de l’importance historique de ces lieux qu’en m’aidant à trouver les noms de mes lointains parents dans les nécropoles de Cormicy et de Jonchery sur Suippe.Le nombre de nécropoles,l’immensité des cimetières,l’alignement impeccable de croix individuelles créent un sentiment de malaise,de calme,de terreur et de mystère.

Un bien joli nom pour un pareil endroit.Il s’agit en fait du nom de baptême donné à la fin du 18ème siècle à un chemin peu carrossable qu’empruntaient les filles du roi Louis Quinze,Adélaïde et Victoire  pour se rendre,venant de Paris,au château de la Bove entre 1776 et 1789.Le dit château appartenait à  la duchesse  Françoise de Châlus.On fit empierrer le chemin « « qui prit le nom charmant de Chemin des Dames »précise Wikipédia. 



La route descend maintenant vers la vallée de l’Aisne.Il fait grand soleil ce matin.Nous avons dormi près de Beaurieux dans la vallée.Je ne me faisais pas à l’idée de dormir trop près des champs de bataille.Les camping-caristes sont partout chez eux,antienne bien connue,mais tout de même.Respects !.








               Les lieux sont chargés d'histoire.Marne,Aisne,Somme,les noms des fleuves ponctuent l'histoire de France de combats  de défense contre les tentatives d'invasion du pays depuis l'Antiquité. Le fleuve ,frontière naturelle,offre la possibilité d'observer l'ennemi et de se mettre à l'abri en attendant de contre-attaquer.
               

        Les lieux sont nettement marqués par l'Histoire comme il est dit ci-dessus.

     
   L'importance stratégique de ce chemin de crête n'avait pas échappé à l'Etat major allemand.L'offensive qui débute le 16 avril 1917par un déluge d'artillerie,dite Nivelle du nom du général qui la commande,qui devait être le point de départ de la reconquête du territoire va se trouver bloquée dès les premières heures par une résistance inattendue de l'ennemi bien retranché dans des casemates et autres"creutes". L'insistance du chef à vouloir passer coûte que coûte fera de ce chemin et des environs l'un des endroits les plus tragiques de cette guerre.Le scandale qui suivra l'échec de cette tentative manquée,mais coûteuse en vies humaines(200 000 morts)l'écoeurement et le découragement des soldats vont donner à la guerre,au-delà des mutineries, un tour et un sens nouveau. 



                          

     En clair:Jean Taillebrès originaire de Plougonven(Finistère),canonnier  du 3ème régiment d'artillerie à pied,relevant du 153ème régiment d'infanterire,est déclaré « tué à l'ennemi »à Cormicy le 2 mai 1917.Né le 29.8.82 il a 35 ans et 4 mois.D'autres recherches généalogiques me font découvrir qu'il est marié depuis 1908.Les canonniers à pied sont les servants des canons courts type « crapouillots »utilisés pour la défense des tranchées.En l'absence d'indications plus précises sur sa mort,comme sur le  lieu de sa sépulture ,il m'apparaît qu'il  a été tué au moment de la reprise des combats,trois jours après la date officielle du 29 avril arbitrairement présentée comme la fin de l'offensive Nivelle pour atténuer la gravité et le effets d'un échec patent.



           

  Ces témoignages photographiques permettent de se faire une idée de l'ambiance dans laquelle il a vécu ces derniers moments.  


              
                      

                                     Ci-dessus,le certificat de naissance de Jean Marie Taillebrès né de Jean Tallebrès(30 ans)cultivateur au bourg de Plougonven et de Jeanne Yvonne Bourven(27 ans) « ménagère avec lui »(sic).En dessous,le recensement de 1886 dévoile aussi l'existence de Charles Taillebrès de 3 ans son cadet qui s'expatriera plus tard dans la région parisienne et décèdera à Villejuif en1951 à 65 ans.Le lieu de la sépulture de Jean m'échappe pour l'instant.J'émets l'hypothèse que ses restes ont été recueillis dans l'un des ossuaires de Cormicy.



            Qui se promène aujourd'hui sur les bords du canal de l'Aisne à la Marne peut-il imaginer ce qui s'est passé ici pendant la première guerre mondiale ?Sans le secours de quelques photos ou images,j'en doute !.


       Je me souviens d'un poème que j'écrivais en 1982 :     
                                 Instances nouvelles.
                Tout est calme et prochain comme piégé d'innocence                
                Ils ne sont plus de moi que notre histoire assigne
                Déjà les flots rentrants découvrent des lointains
                Inconnus des vivants des traces et des signes...                                                                       

Mon homonyme Jean Marie Taillebrès est mort ici dans des conditions effroyables.Je l'aurai ignoré pendant un demi-siècle.Cette révélation me secoue en profondeur.Une immense fierté de voir ainsi ce nom que je porte avec plus ou moins de bonheur selon les moments,difficilement quand il est volontairement déformé et moqué,désigner par son martyr un héros de guerre incontestable : « mort pour la France ».Que savait-il de la France cet homme déjà mûr,marié,responsable de famille,cultivateur à Plougonven,bretonnant de surcroît,brutalement réquisitionné  par un Etat au bord de la déroute ?.Je veux croire qu'il aura trouvé parmi ses camarades un autre bretonnant histoire de parler un peu du Finistère,car ici cette région de plaines et de côtes dangereuses truffées d'ennemis,telle la célèbre côte 108,de canaux et de péniches,de cultures intensives a dû  lui paraître étrangère.Mourir pour le pays dans ces conditions est doublement funeste.On apprend certes.Ces jeunes paysans soldats,à leur retour au pays apporteront des améliorations à leur cultures et leurs techniques d'exploitation de la terre.Encore fallait-il en revenir !.
      

                  Le territoire de Sapigneul,commune pendant la guerre,est rattaché désormais à celle de Cormicy.L'ennemi est là!Et de quelle façon!.
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Le site"Mémoire des hommes"de l'Armée Française fait état d'un autre Taillbresse(Guillaume) mort pour la France.




           J'écrivais  ce texte à l'issue de ma première visite au Chemin des dames.Guillaume Taillebresse originaire de Plourac'h est déclaré mort de ses blessures dans l'ambulance de Bussy le Château le 13 octobre 1918,c'est à dire un mois avant l'armistice.Recruté au 51ème régiment d'infanterie,au Hâvre,son nom apparaît sur le monument aux morts de Graville Ste Honorine.(Seine Inférieure).Il avait 38ans et 8 mois.Cette commune n'a été rattachée au Hâvre qu'n 1919.


                                  

                         



    Sa sépulture se trouve dans le cimetère de Jonchery sur Suippe.Heureusement qu'existe un registre à l'entrée pour les visiteurs et les familles car trouver une tombe sans plan relève de la recherche d'une aiguille dans une botte de foin.Bussy le Château,l'endroit de son décès est un petit village perdu au milieu d'une mer de cultures.C'est la Champagne.Avec pour voisins des noms de sinistre mémoire:Les Hurlus,Tahure etc...










Tombes provisoires(croix de bois)sur le territoire des Hurlus en 1917.
                

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       Ajouts à l'évocation de Guillaume taillabresse.








Extraits de généanet concernant Guillaume Taillabresse et sa famille de Plourac'h.

             
                   Guillaume est donc le huitième enfant de la famille de Pierre Taillbresse et Isabelle Le Quéré(qui n'apparaît plus au recensement de 1896).François Marie né en 1865 épouse Joséphine le Camle 31 octobre 1892.Sa soeur Marie -Françoise née en 1862 épouse Yves Marie Lozach le 20 avril 1887.(Archives de Plourac'h).


 Je me suis aperçu en découvrant la tombe de Guillaume Taillebresse dans ce cimetière de Jonchery sur Suippe que son voisin Georges Jean Marie et lui étaient enterrés sous un même numéro de plaques.Encore une de ces diableries que le sort me réserve et jusques et y compris le rapport au sacré,car si un lieu doit être sanctuarisé c'est bien ici.Ces petits agacements dont je suis coutumier,mais qui s'accumulant et s'agglomérant finissent par faire mal.Je me suis fendu d'une lettre à qui de droit.Voir ci-dessous.Une réponse m'est parvenue 2 mois plus tard me disant que la direction revoyait toute la numérotation des tombes du cimetière(sic).Je me suis empressé de la perdre.

     

                      Restons polis!...
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                           Images du Fort de la Pompelle à l'entrée est de Reims.Un musée pour les touristes et de beaux restes tout à fait évocateurs de cette époque de bruit et de fureur.

                             











Région de Reims.









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         J'écrivais ce poème à la suite de ma première visite au Chemin des Dames.J'avais découvert alors une petite chapelle consacrée aux soldats Bretons tués là-bas dans ces combats terribles.Je ne n'avais pas connaissance de Jean et Guillaume à cete époque.Mon texte était plutôt adressé aux poilus en général.Je le transcris ici en hommage à tous.Je n'ai pas retouvé la chapelle en question.
                                     
                                       Pedit evidomp.
                                    Priez pour nous.
                        
          
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     Un autre Taillebresse J.décédé en 1915,apparaît sur le monument aux morts de Botsorhel,le lieu d'origine de ma lignée directe.Comme il n'apparaît pas dans Mémoire des Hommes en tant que "mort pour la France"je ne peux rien en dire de plus.





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lundi 27 janvier 2014

Fanch Vidament peintre paysan.

                                                 Fanch Vidament (1948-1982).
     
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(1clic sur photos pour agrandir).

Fanch Vidament peintre paysan,précise-t-on pour présenter cet artiste que la Bretagne peut se prévaloir de compter au titre de ses chantres,ses représentants les plus emblématiques et les plus émouvants.Le qualificatif de douanier est systématiquement accolé à celui d’Henri Rousseau sans que l’homme en question ait jamais vraiment exercé ce métier.La légende quand elle vous colle au dos ne vous lâche plus.Son installation bien réelle avec son épouse et deux autres couples comme gérant d’une ferme à Pont Kadik près de Callac(mon canton d’origine) s’inscrit,même si sa démarche,toute personnelle, tient du refus obstiné de contraintes pouvant nuire à son destin d’artiste,dans un vaste mouvement post soixantuitard d’inspiration communautariste de retour à la société naturelle.Je les ai vus ces jeunes idéalistes,barbus et chevelus,retour de Katmandou peut-être,en combi Wolswagen,du shit pleins les poches, devant leurs étals de sabots de bois,de bracelets en cuir ,de colliers ou leurs fromages de chèvres.Tel avait stoppé net ses études de droit ou de politique tandis que sa compagne gardait un demi-salaire de fonctionnaire pour assurer la subsistance du clan car enfin une autorité s’avérait nécessaire pour garantir l’unité et la pérennité du groupe.En son absence chacun partait de son côté.La plupart de ces expériences ne tiendront pas longtemps.L’interdit d’interdire qui prévalait alors a ses limites.C’est qu’il faut être de la trempe des paysans de l’Argoat pour perdurer et faire souche dans ces contrées au climat rude,aux terres pauvres,d’une volonté et d’une moralité à toute épreuve.
Fanch est de ceux-là,entier,tout de foi et de passion,dans son travail quotidien,comme dans son art.Breton de Paimpol,élevé parmi les marins,mais plutôt destiné par des parents conventionnels aux études,il se découvre au lycée technique de Freyssinet à StBrieuc des aptitudes au dessin et comme mû par une révélation irréfragable,décide,contre l’avis des siens,de concilier et le travail de la terre et la peinture.Il sera peintre paysan.Le jeune homme est amoureux,fougueux,pressé,comme par bravade à l’endroit de cette maladie cardiaque dont il se sait atteint et qui l’emportera dans la force de l’âge.Toute son oeuvre se décline sous le double signe de l’urgence et du frémissement jubilatoire et c’est bien cela qui lui confère une singularité et lui forge un style personnel.































Paysages saisis au gré des saisons.Récurrence des pentys,de quelques arbres stylisés,un chemin montueux, quelques présences discrètes parfois.Tout est dans la nuance et la suggestion.

Un tableau de Fanch parut dans le magazine Naous en 1982.La revue était dirigée et rédigée en grande partie par Edmond Rébillé .(En noir et blanc).Gwen ha du en quelque sorte.


« Désormais,le peintre paysan,retrace à travers ses grandes toiles,la vie de tous les jours.Les gens qui l’entourent,les paysages qu’il sillonne de long en large,les travailleurs de la terre,ou bien encore les saisons sont sublimés avec une tendresse particulière » Olivier Levasseur.
« Bezan e man  barz e vleud » dit un adage breton pour signifier le bonheur de l’être dans son élément naturel.Fanch est dans sa farine.Sa production témoigne de l’effervescence intérieure de celui qui réalise  au travers de ses toiles successives la symbiose de la réalité et de l’âme des êtres et des lieux, les vicissitudes de la vie paysanne.Rien ici qui ne pèse,gestes et instantanés de la vie quotidienne sublimés par le talent,en osmose avec l’esprit enchanteur de ces contrées du Kreiz Breiz dont rien ne semble avoir entamé la virginité depuis la nuit des temps. « Le bocage subsiste,découpé par des talus boisés qui délimitent landes romantiques,vertes pâtures peuplées de vaches grasses,labours où les mouettes explorent chaque sillon nouveau.Ca et là le soleil joue sur les toits de pentys souvent abandonnés.Un clocher effilé surgit des feuillages.Partout règne un silence entrecoupé de chants d’oiseaux,de stridences d’insectes,de frémissements d’herbes.Sérénité de la création du monde.Joie pure ».Ce morceau de lyrisme est le fait d’un très grand connaisseur de la Bretagne intérieure et particulièrement de la région de Callac où il fut longtemps médecin :Edmond Rébillé.




Où va ce couple décidé?Aux travaux des champs ou à la pêche aux coques?.


La rage créatrice du peintre tient du coup de balai dans les toiles d’araignées du pittoresque compassé des amateurs de scènes rurales,de l’académisme celtisant des « notables » selon l’expression de Xavier Grall à propos du fatalisme d’un Per Jakez Hélias.C’est l’époque de l’explosion poétique,bardique,culturelle de la Bretagne : « Je les vois mes compagnons.Je les entends dans la nuit.Je les vois dans la pauvreté de leur condition et le luxe de leur parole…Et ce sont de grands soleils délivrés ».In:"Le Cheval Couché".Les années 70,début des « trente glorieuses » dit-on furent pour nous la fantastique libération d’un cri trop longtemps retenu,une puissance de souffle à faire trembler les cimaises.Un cri et une parole qui n’a pas encore vraiment trouvé dans cet incroyable hexagone sa traduction politique.L’assentiment des peuples du monde nous est acquis.Les masques tomberont comme des fruits blets. « Notre matin sera vierge au bout de la route des malheurs et des avanies.Illuminés »..X.Grall.




Les retrouvailles du bonheur simple du couple,des danses traditionnelles des Festou Noz retrouvées,des sabots de bois requalifiés,les nouvelles générations comme autant de promesses.


Pourquoi ai-je pensé au célèbre tableau d'Eugène Delacroix à propos de cette femme en violet ?.Presque deux siècles les séparent.Cette jeune femme du peuple devenue l’icône de la révolution de 1830 est l’image même de l’enthousiasme  libérateur devenue universelle : « la liberté guidant le peuple ».Une injonction supérieure à passer coûte que coûte.Une force vitale d’égale intensité,romantique pour  l’un,expressionniste pour l’autre,à moins que ce ne soit "essentialiste"pour reprendre la terminologie de son ami peintre Alain le Nost et l’utilisation du violet à contre emploi,mais d’une rare efficacité.Une flamme dans la nuit.



                      
           

Un homme et une œuvre des plus attachants.Quelques 300 huiles sur toiles de grand format,malgré la brièveté de son existence,mais aussi des dessins au fusain.Une trentaine d’expositions en Bretagne.Il meurt le 11 Novembre 1982 le jour de l’Armistice.Un signe peut-être quand on sait l’hécatombe que la guerre de 14-18 aura été pour le peuple breton et particulièrement le monde paysan.
               Va zouar n’eo ked ar bed man.                                  
                O va zud ker va henvro  koz                                        
                Sterennou breiz e zo luhan                                       
                Evel eun tann gwall e kreiz an noz.                       
           
                              Ma terre n'est pas de ce monde
                              O mon peuple et ma patrie bien aimés
                              Les étoiles de Bretagne brillent
                              Comme un incendie au milieu de la nuit.
                       (In:Les Chants Malicantour. 1985).  J.T.
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Glanes autour de Fanch et de son oeuvre.
         -Sa femme Marie-Thé.
              "Il se jetait sur la toile,la maison en tremblait".
              "Il échangeait un tableau contre une charretée de paille.Il était très généreux.
          -Sa voisine Yvette.
               ''Un homme attachant et joueur,qui ne tenait pas en place.Il quittait son travail en plein champ ou la  traite des chèvres pour répondre à un désir impérieux.Il peignait vite,d'un seul trait puis reprenait son travail.                  "Il nous faisait peur avec son tracteur sur ces terrains escarpés.Un vrai casse-cou"...
          - Maëlle Looaëc.
                "Ce fut pour moi une découverte,une révélation:miroir d'un monde si proche de moi,de mon  de mon enfance dans cette Bretagne profonde et sauvage''...                    
          - Anonymes.
                 " ll faudra aussi nous indiquer qui sont les Picasso,les Rembrandt,les Michel-Ange bretons"...
                 " Fanch Vidament est notre Nicolas de Staël breton" etc...                                             
              
                                            
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